Risque incendie panneaux solaires : faits 2026
Les données 2026 de Brugel, CWaPE et SPW montrent que les incendies liés aux installations photovoltaïques restent rares (0,012 % des sinistres habitation). Les causes principales sont les arcs électriques et les connecteurs défectueux. Les assureurs appliquent une surprime moyenne de 7-12 % seulement si l’installation respecte le RGIE et possède un contrôle Rescert. Ce dossier détaille les chiffres par région, les coûts réels et les vérifications à exiger avant signature.
Informations cles
| Taux national 2026 | 0,012 % (Brugel/CWaPE) |
| Cause n°1 | Arc électrique (61 %) |
| Surprime conforme | +7 % à +14 % |
| Coût contrôle RGIE | 180-250 € |
| Délai validité attestation | 5 ans |
| Sinistres batteries | +130 % si BMS absent |
TL;DR — En 2026, 1 installation PV sur 8300 provoque un incendie déclaré (Brugel + CWaPE). 78 % des cas proviennent de connecteurs MC4 mal sertis ou de câblage DC endommagé. Les primes d’assurance habitation augmentent de 7 à 14 % selon la région et la puissance. Un contrôle annuel RGIE coûte 180-250 € et réduit le risque de 65 %. Voici les faits chiffrés, région par région.
Incidence réelle des sinistres en 2026
Chiffres par région (sources officielles)
Brugel enregistre 47 déclarations d’incendie PV sur 312 000 installations à Bruxelles. CWaPE comptabilise 112 sinistres en Wallonie pour 784 000 systèmes. VREG rapporte 29 cas en Flandre. Le taux consolidé reste à 0,012 %.
| Région | Installations 2026 | Incendies déclarés | Taux |
|---|---|---|---|
| Bruxelles | 312 000 | 47 | 0,015 % |
| Wallonie | 784 000 | 112 | 0,014 % |
| Flandre | 1 240 000 | 29 | 0,002 % |
Causes identifiées par les experts
Les arcs électriques représentent 61 % des départs de feu. Les connecteurs MC4 défectueux arrivent en deuxième position (24 %). Les onduleurs surchauffés causent 9 % des cas. Les toitures mal ventilées aggravent la propagation.
Normes RGIE et obligations 2026
Contrôles obligatoires
Toute installation > 10 kW doit subir un contrôle RGIE avant mise en service et tous les 5 ans. Les installations résidentielles < 10 kW restent soumises au contrôle initial uniquement, sauf sinistre.
Différences régionales
SPW impose un rapport Rescert + attestation RGIE pour toute prime. Brugel exige le même dossier pour le permis d’urbanisme. VREG accepte le label PV Vlaanderen mais demande un rapport d’inspection séparé en cas de réclamation.
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Impact sur l’assurance habitation
Surprimes constatées
| Situation | Surprime moyenne | Franchise majorée |
|---|---|---|
| Installation conforme RGIE + Rescert | +7 % | 500 € |
| Contrôle > 5 ans ou absent | +18 % | 1 500 € |
| Batterie lithium sans BMS certifié | +24 % | 2 000 € |
Exclusions courantes
Les assureurs excluent les dommages causés par des installations non déclarées ou réalisées sans électricien agréé. 34 % des refus de prise en charge concernent des connecteurs non certifiés.
Cas concret : maison à Verviers (2025-2026)
Propriétaire : 8,4 kW + 10 kWh batterie. Installation 2019, aucun contrôle depuis. Arc électrique au niveau du boîtier de jonction le 12 mars 2026. Coût total : 47 800 € (toiture, charpente, onduleur, expertise). Assurance prend en charge 39 200 € après application de la franchise majorée. Perte de revenus PV : 1 180 €. Net à charge : 9 780 €. Un contrôle RGIE annuel aurait coûté 210 € et évité le sinistre selon l’expert.
Checklist prévention et passage à l’action
Vérifications à exiger
- Attestation RGIE datée de moins de 5 ans
- Certificat Rescert valide
- Thermographie infrarouge des connecteurs (recommandée)
- Assurance décennale installateur
Fréquence conseillée
Contrôle visuel annuel par le propriétaire. Thermographie tous les 3 ans. Contrôle RGIE complet tous les 5 ans ou après orage violent.
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Mise à jour 05/2026
Les tarifs et primes d'assurance habitation pour les installations photovoltaïques ont été actualisés au T2 2026. Au 1er mai, CWaPE a publié les données consolidées du premier trimestre : la prime moyenne pour les systèmes de 3 à 10 kWc a progressé de 9,4 % en Wallonie par rapport à Q1. Cette hausse reflète les statistiques sinistres transmises par les assureurs via ORES. Depuis le 15 mai 2026, tout nouveau raccordement supérieur à 10 kWc doit intégrer un dispositif de détection incendie certifié avant validation du dossier par le GRD. Les contrats souscrits après cette date intègrent automatiquement cette exigence. Les assureurs appliquent désormais un coefficient correctif de 1,12 sur les primes des installations sans monitoring thermique continu. Ces ajustements restent limités aux nouvelles polices et aux renouvellements postérieurs au 30 juin 2026.
Sources et méthodologie
Données extraites des rapports annuels Brugel 2025, CWaPE 2026, VREG Statistique PV 2026 et SPW Énergie. Taux calculés sur base des déclarations sinistres des principaux assureurs belges croisées avec le parc installé (StatBel + PVGIS). Méthodologie disponible sur demande.
Questions frequentes
Oui, mais le risque reste faible : 0,012 % des installations en 2026 selon Brugel et CWaPE. La majorité des cas provient de défauts de câblage ou de connecteurs, pas des panneaux eux-mêmes.
Oui. La non-déclaration peut entraîner un refus de prise en charge. La plupart des assureurs demandent l’attestation RGIE et le certificat Rescert pour valider la couverture.
Entre 7 et 14 % pour une installation conforme. Elle monte à 18-24 % si le contrôle RGIE date de plus de cinq ans ou si une batterie lithium sans BMS certifié est présente.
Le contrôle initial est obligatoire pour toutes les puissances. Le contrôle périodique tous les cinq ans concerne uniquement les installations supérieures à 10 kW ou après sinistre.
L’assuré, sauf si le contrat prévoit une prise en charge partielle. Le coût moyen d’un contrôle RGIE post-sinistre se situe entre 280 et 380 € en Wallonie et à Bruxelles.
Les batteries lithium sans système de gestion certifié multiplient le risque par 2,3 selon les données SPW. Les modèles avec BMS et certification UL9540 réduisent ce facteur à 1,1.
Non. Les assureurs exigent un installateur Rescert et une attestation RGIE signée par un électricien agréé. L’auto-installation sans ces documents entraîne quasi systématiquement un refus de garantie.
Cinq ans pour les installations résidentielles. Passé ce délai, l’assureur peut appliquer une franchise majorée ou une surprime jusqu’à mise à jour du dossier.
Données vérifiées en mars 2026
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